Un Oeil sur Stefanie Renoma

Vernissage Lost Control – Stefanie Renoma

Je crois que le mieux, c’est que, c’est toi qui nous parle de un petit peu de l’expo, si tu pouvais nous la décrire un petit peu et puis nous la présenter tout simplement

Et bien déjà je suis ravie que Jonathan de la galerie ArtCube nous ai invité pour 1 mois. Donc voilà, jusqu’au 28 mai nous sommes ici. L’idée c’était un petit peu de repartir dans ces années revival 80 réadaptées, parce qu’on ne voulait pas faire du tout quelque chose trop kitsch, donc ça serait l’idée, l’interprétation des années 80 aujourd’hui. Qu’est-ce que c’était la sensualité, la féminité, le maquillage, la peau, les textures, retravaillées sur tout ça et j’ai un lieu magnifique pour m’exprimer, donc je suis ravie.

Donc si on projette, si on visite ce soir cette exposition, est-ce que tu peux nous la détailler un petit peu, quel type de photos?

Le type de photo ce soir, moi je dirai c’est, une sorte de vision un petit peu globale de mon travail, de ce que j’aime, la représentation aussi bien de l’homme et de la femme dans la sensibilité, beaucoup de peau, ou de couleurs. Normalement je fais beaucoup moins de couleurs. Là il y a quand même beaucoup plus de couleurs.

On a exposé que des photos exclusives qu’on a faites ces 6 derniers mois, donc dans une dynamique ultra-80, festive, un peu rock, un peu sensuelle, du coup c’était vraiment super parce qu’on a eu beaucoup de plaisir à le faire, beaucoup d’humour et de fun à faire toutes ces séries.

[NDLR] On a essayé de créer comme çà des histoires un peu flashback. Alors il y a certaines personnes qui me diront que ça me fait penser à FlashDance, ça me fait penser à ci, à ça. Les idées un petit peu reprises de code de filmographie, de choses qu’on a tous aimées, de choses qui nous ont tous à un moment donné traversé l’esprit. Mais sans faire un copier coller. C’est vraiment des petits clins d’œil. Un peu comme un puzzle mnémotechnique qui va nous emmener comme ça, voyager dans des univers un peu différents.

 

Alors le truc qui est rigolo, c’est qu’à la base on te connait en tant que styliste, et là on voit j’ai l’impression de ce que j’ai commencé à voir, on voit finalement plus de nus que de sujets habillés.

Oui c’est vrai, parce que je trouve que dans une photo. Je veux pas faire de la photo de mode. Donc je continue bien entendu à travailler en mode, et travailler avec des photographe de mode qui font ça très bien. Et moi c’est vrai que si je fais de la photo plus artistique, on imagine ça dans un salon. J’ai pas envie d’avoir une photo de mode au mur. On a envie d’avoir quelque chose d’un peu plus … Donc c’est vrai sur que si on met beaucoup de vêtement d’un seul coup, il y a quelque chose de …

Donc c’est là aussi où tu pourrais te distinguer de ton père parce que lui justement, il a créé d’après ce que j’ai compris un mouvement entier, le MODOGRAPHE où finalement il estime que la mode, la photo, l’être humain tout ça ne forme qu’une seule chose. Une oeuvre d’art en fait, alors que toi finalement il y a une séparation entre la photo et le vêtement en l’occurrence?

Ouai pour moi il y en a une. Je pense que là dessus on est un petit peu différent et j’ai remarqué aussi quelque chose. Quand on fait des photos et qu’il y a du nu notamment, parce que j’en fait quand même beaucoup, il y a une réelle émotion. Il y a quand même une mise en danger, un regard différent. On a pas la même approche que quand il y a des vêtements et on sent quelque chose de palpable, un peu plus dérangeant presque.

 

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