La forme de l’eau

La forme de l’eau

La forme de l’eau, c’est l’histoire d’une petite main, travaillant à l’entretien, dans un complexe gouvernemental ultra secret en pleine guerre froide. Elisa Esposito, c’est son nom, est muette, comme une carpe, et vit une existence carpe diem, se satisfaisant de sa routine quotidienne, se complaisant dans une vie à la régularité de métronome, entourée de quelques amis fidèles.

Pourtant, tout bascule, quand Strickland, agent gouvernemental en mission, débarque avec une créature aquatique mystérieuse, dernière de son espèce, capturée dans une rivière d’Amazonie.

Pour ce personnage noir, obtus et brute, cet atout pourrait bien lui permettre de gravir les échelons. Et son état-major tient peut-être quant à lui, un moyen, de gagner la course à la conquête spatiale.

Mais pour Elisa, bien loin de ces considérations carriéristes ou militaristes, c’est tout autre chose : elle est tombée, sous le charme de cette créature. Et quand Strickland décide de la tuer, l’idée même de la perdre lui devient inconcevable. Elisa se découvre alors une force insoupçonnée d’héroïne intrépide et décide de tout mettre en œuvre pour sauver la créature.

Avis

Sally Hawkins dans le rôle d’Elisa nous livre une superbe prestation avec une palette d’émotions incroyable, le tout sans jamais prononcer un mot ; Michael Shannon glaçant dans le rôle de cet agent brutal, sadique et intolérant ; Doug Jones, lui, est méconnaissable dans celui de cette créature a la croisée des chemins entre l’étrange créature du lac noir et de Abe Sapien de Hellboy, il ravira le cote voyeuriste du spectateur. Et heureusement quand on sait qu’il lui a fallu faire appel à 4 personnes pour enfiler son costume prosthétique. La colorimétrie bleue/vert couplée aux incessants mouvements de cameras qui rappelle sans cesse l’élément aquatique.

Enfin, un thème musical , composé par Alexandre Desplat qui épouse le film avec beaucoup d’intensité et de justesse.

Vous l’aurez compris, la partition est bien écrite, la poésie est au rendez-vous, c’est du très bon Guillermo del Toro.

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