CRITIQUE RED SPARROW: PITCH ET AVIS

CRITIQUE RED SPARROW

Concentrez-vous ! Ce n’est ni une poule de luxe, ni une cocotte. Ce drôle de moineau est un fin merle. C’est une espionne !  Et je dirai même plus, c’est un moineau rouge. Loin d’être une oie blanche, cet oiseau rare pourrait même bien être un oiseau de malheur. Qui sait ?

Oubliez Le Caire et son nid d’espion, nous prenons la direction de Moscou à 2900km à vol d’oiseau. Loin des frasques d’un OSS 117. C’est dans un contexte glacial et austère, digne des plus sombres heures de la guerre froide, que nous découvrons l’histoire du moineau rouge. Red Sparrow, écrit en 2015 par Jason Matthews, ancien agent de la CIA.

C’est Francis Lawrence, réalisateur de Hunger Games L’embrasement, La révolte partie 1 et 2 ou encore Je suis une Légende avec Will Smith qui prend la direction de ce récit d’espionnage. Et dans le rôle du moineau rouge ? C’est Jennifer Lawrence,  actrice révélée avec Winter’s bone en 2010, puis évidemment la série des Hunger’s game.

Alors, est-ce que ce long-métrage comblera vos attentes ou vous laissera-il sur votre faim ? Bref est-ce que ça vaut le coup d’aller le voir ? On vous dit tout dans cette critique Red Sparrow.

PITCH

Dominika Eronova, danseuse étoile du Bolchoï de Moscou voit sa carrière abruptement interrompue à la suite d’une fracture de la jambe. Elle, qui s’occupait jusqu’alors de sa mère malade, doit désormais trouver une nouvelle source de revenu. C’est alors que son oncle, numéro 2 des services secrets russe, lui propose de mettre sa beauté et ses charmes aux services de l’état et de devenir une espionne. Dominika est envoyée se faire former à l’école des moineaux. Une école pour le moins atypique ou l’on apprend à manipuler, à utiliser ses charmes et son corps comme une arme, à être la pièce manquante de son interlocuteur, à exploiter toutes les failles de sa cible pour en extraire des informations.

C’est alors que tombe sa première mission en tant que moineau, soutirer par tous les moyens possibles à un agent de la CIA, le nom d’une taupe, infiltrée dans les plus hautes sphères moscovites.

Entre manipulation, séduction, faux semblants et double jeu, Red Sparrow vous entraine dans les méandres d’une guerre froide qui risque bien de vous donner chaud.

AVIS

Si la bande-annonce présente effectivement Dominika en femme fatale. Une espionne consciente de son pouvoir de séduction et qui utilise son corps comme une arme sexuelle, les scènes de sexe et de nudité ne sont pas sublimées pour autant et peuvent être perturbantes, parfois même dérangeantes. Pour autant, les situations y sont réalistes, empreintes de violence, crues alors même que la mise en scène, le travail de lumière, la musique, le cadrage, ou encore la colorimétrie avec ses touches de pourpres leur donnent un aspect presque graphique.

Avec une Jennifer Lawrence et son visage de matriochka glacée, aux expressions presque statiques. Avec une Charlotte Rampling en mère fouettard à l’école des moineaux et des relations américano-russes électriques; tout contribue à nous plonger dans cette ambiance de guerre froide d’un autre temps.

Si l’on met de côté les quelques invraisemblances scénaristiques telles que l’utilisation des réseaux sociaux dans une arène post-soviétique où les fichiers ultra-secrets s’échangent encore à l’aide de disquettes 3’5, oui … des disquettes 3’5. ou les acteurs Américains prennent l’accent slave pour paraître authentique. Pour autant, ce long-métrage ne nous met pas nécessairement une disquette et tire les ficelles classiques du film d’espionnage. Avec ses rebondissements attendus, mais qui fonctionnent, on ressort au final de la séance en ayant passé un moment agréable.

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