CRITIQUE ESCOBAR / LOVING PABLO

CRITIQUE ESCOBAR

Cette critique Escobar, c’est l’histoire d’un homme qui a fait pleuvoir de la poudre blanche sur les Etats-Unis. Oui ! Escobar, le Pablo Picasso de la drogue, le roi du trafic de cocaïne ! Qui reste à ce jour, le criminel le plus riche de l’histoire ! Le cinéma et la télévision en ont presque fait une égérie , un bad boy charismatique, cool et glamour qui fait des émules. Cet homme fascine, c’est un fait !

Pourtant c’est oublier à quel point il fut dangereux et violent ! Alors, quand on met sur les rails un nouveau projet cinématographique sur Escobar tiré du best-seller « Loving Pablo, Hating Escobar », Forcément on est curieux ! Pourquoi ? Parce que Virginia Vallejo, l’auteure de cet ouvrage fut également sa maitresse ! Et que ce long-métrage met à l’écran Javier Bardem, connu pour ses rôles dans No Country for Old Men, SkyFall ou encore Mother ! etPenelope Cruz, sa femme dans la vraie vie et sa maitresse dans le film.

Après plusieurs saisons de Narcos, 1h45 de film peut-il encore apporter un regard neuf sur Escobar? Ou aura-t-il sur vous un effet narco … leptique? Bref est-ce que ça vaut le coup d’aller le voir, on dit tout dans la GIFstoire du film ESCOBAR !

PITCH

Escobar est au sommet de sa gloire. Il est devenu en moins d’une décennie, le criminel le plus riche du monde. Sa cocaïne inonde les Etats-Unis et touche toutes les strates de la population. Ronald Reagan est inquiet. Rien ne semble arrêter ces narco-trafiquants qui vont jusqu’à faire atterrir leurs avions remplis de drogue sur les autoroutes américaines.

Pourtant, en Colombie, personne ne sait vraiment encore d’où vient sa fortune. Pablo Escobar de Medellin, ce nouveau riche intrigue. Et Virginia Vallejo, célèbre journaliste tombe sous le charme, attirée par le pouvoir et le charisme de cet homme. Mais Pablo est avant tout Escobar et nouer une relation avec l’homme le plus dangereux du monde n’est pas sans conséquences.

Tour à tour, maîtresse, puis agent d’image, elle apprend à Pablo à devenir une figure publique. Elle lui apprend à devenir Pablo Escobar: l’homme politique. De son apogée à sa chute, ce film vous fait découvrir un Pablo Escobar prêt à tout détruire, pour obtenir la seule chose qui lui manque. Suffisamment de respect, toujours plus de respect.

AVIS

La promesse de ce film, sa nouveauté, c’était de faire de la relation entre Pablo Escobar et Virginia Vallejo, le fil rouge du film. Si le premier acte repose effectivement sur cette relation, Penelope Cruz apparait néanmoins de moins en moins à mesure que le film avance. L’intrigue se recentre progressivement sur Javier Bardem, métamorphosé en Escobar opulent et shooté au pouvoir, bluffant de réalisme. Le pouvoir rend fou, il perd peu à peu pied et nous entraine dans sa chute. Quant à Penelope Cruz, elle campe avec justesse le rôle de cette mondaine, excitée par le pouvoir, qui comprend dans quoi elle met les pieds, mais n’en prend pourtant que progressivement la mesure.

Tourné en décors naturels en Colombie, le cadrage est superbe, les plans sont beaux et le couple Bardem/Cruz fonctionne bien à l’écran. On regrette en revanche le choix d’avoir faire jouer des acteurs Espagnols en Anglais avec un accent Colombien. Limitant l’utilisation de l’Espagnol aux seuls jurons : conio, cabron, hiro de puta bip madre mia.

Enfin, si certains préfèreront l’exhaustivité des 2 premières saisons de Narcos, d’autres apprécieront en revanche la temporalité du film et son ambition de présenter autant d’éléments biographiques en 1h45. Et ça c’est déjà pas mal.

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